Ah, les joies de la compétition…
Forcement, quand on pratique un peu le VTT on aime le challenge. Que ce soit seul pour monter sur cette colline, avec les collègues lors des sorties dominicales ou lors de compétitions.
Et là dès lors que nous évoquons la performance les notions d’efficience, de légerté, de rigidité prennent tout leurs sens.
A nouvelles ambitions, nouvelle machine. J’ai donc opté pour un rush un peu plus “race” que le montage précédent :
- Changement de cintre, retour sur un “plat” un spé S-works carbon avec embouts pour placer des bar-ends. Surement pas le plus léger du marché, mais une rigidité à toute épreuve, un confort incroyable et un prix qui reste “contenu”,
- Les bar-ends sont des cannondale light, le meilleur rapport qualité/poids/prix du marché : allez-y les yeux fermés ! La finition est terrible, ce qui n’enlève rien à leur charme.
- Des Swalbe, pneumatiques plus légers et plus roulants, sont venus remplacer les Maxxis Crossmark 2.1. Pour l’avant ; Nobby Nic 2.1, et pour l’arrière ; Racing Ralph 2.1, en tubeless pour les deux.
Le revers de la médaille du Racing Ralph reste l’usure assez rapide des crampons et des flancs… mais pour avoir testé de nombreux ”boudins”, on a rien sans rien, et l’efficacité compense aisément ce (petit) défaut.
=> Résultats : J’arrive à faire une grosse saison avec le Nobby Nic av (5 000 à 5 500 km), l’arr du fait d’une carcasse plus souple et des crampons plus petits ne fait que 1 000 km en moyenne.
Pour info, j’ai testé la monte de pneux tubetype avec liquide préventif ”No-tube”. Pour l’avant pas de problème, le Nobby Nic a résisté aux mauvais traitement sur une quasi-saison complète (3 800 km) la carcasse est suffisament solide et rigide. Par contre, les racing ralph ont fait… 25 km, une énorme déchirure la première pierre saillante rencontrée. Preuve s’il en est que la recherche absolue du gain de poid n’est pas infinie… le matériel est conçu pour un usage qu’il ne peut pas dépasser. - Changement de potence, anciennement une 110 mm / + 5°, pour une 90 mm / - 5°. Toujours aussi belle, mais le budget est à l’avenant.
- Enfin, (merci les cadeaux d’anniversaires) j’ai opté pour un derrailleur arrière Shimano XTR Shadow.
Coté esthétique, y’a vraiment rien à dire, la finition est impéccable, la chape carbone se marie à merveille avec le reste du vélo… bref, le détail qui fini un spad !
Coté fonctionnement, une vraie différence avec le XT (classique) qui équipait la précédente ”version. La rigidité est plus importante et impacte favorablement sur l’indexation. De fait, les changements sont plus francs, le ressort titane n’y est probablement pas étrangé.
Ma pratique ne m’avait jamais conduite à accrocher et à briser un dérailleur. Le coté ”ombragé” (pour les anglophobes: Shadow = Ombre) du XTR ne change pas grand chose pour moi en terme de pilotage. Je reconnais toutefois un effet esthétique sans pareil et un avantage certain lors des chargement sur porte vélo.
Attention, le changement de chape en cas de bris… reste très couteux… les réglages doivent donc être nickels et vérifiés au cours de la saison.
Coté réglage des pressions de l’amorto et de la Lefty, on modifie aussi ces paramêtres.
- Pour l’amorto on passe de 115 psi à 130 pour un SAG de 7 mm env.
- Pour la Lefty on passe de 105 psi à 115.
Le vélo est beaucoup plus “réactif” sur du roulant ou légerement “cabossé” le pro-pedal offre un ressort favorable en renvoyant toujours sur l’avant. Lors d’ascensions dans les cailloux il faut placer la molette de l’amorto sur “open” sinon l’accroche est assez précaire.
Quoi qu’il en soit, le pilotage doit être plus préçis notamment pour pouvoir engager en descente.
Résultat final :
- Pas forcement de gain de poids important sur l’ensemble, à peine 350 gr,
- Une position plus penchée (env -5 cm par rapport à la précédente) et un travail plus efficace par les fessiers et l’ensemble des muscles de la jambe.
- Un choix de position des mains qui permet, lorsqu’elles sont sur les poignées, d’être plus ramassé pour certaines côtes difficiles ou des virages en Pif-Paf, ou lorsqu’elle sont sur les bar-end, d’être plus allongé et pouvoir tirer plus facilement sur les bras lors de longues ascensions ou des passages très roulants.
En conclusion, ça marche vraiment fort. J’ai vraiment l’impression que le vélo est très dynamique et que ma position est plus “propre”, plus groupée et plus efficiente !
C’est le gros avantage du rush selon moi. Avec une seule base de vélo, moyennant quelques menues transformations, on obtient des montures aux caractères totalement différents. Le fait que le modèle que j’ai choisi ainsi que la Lefty soient en carbon n’apportent que de la rigidité supplémentaire à l’ensemble.
En bref, que du bon !
Ce montage offre des vraies perspectives de chrono.
